Pourquoi revenons-nous souvent vers les mauvaises personnes ?

Pourquoi revenons-nous souvent vers les mauvaises personnes ?

Beaucoup de gens se posent cette question un jour :
« Pourquoi je retombe toujours dans les mêmes relations qui me font mal ? »
Ce n’est ni un hasard, ni un manque d’intelligence, ni un goût pour la souffrance.

La réponse est ailleurs : dans le fonctionnement de notre cerveau et dans notre histoire.


Le cerveau ne cherche pas le bonheur, il cherche le connu

On pense souvent que le cerveau veut ce qui nous rend heureux.
En réalité, le cerveau veut avant tout ce qu’il reconnaît.

Imagine que ton cerveau est comme un GPS ancien.
Il ne connaît qu’un seul chemin.
Même s’il est plein de trous, même s’il est dangereux,
c’est le seul qu’il a enregistré.

Alors, à chaque relation, il te ramène sur cette route-là.


Ce que tu as connu devient ta normalité

Quand on grandit avec :

  • peu d’attention
  • de l’instabilité
  • des critiques
  • de l’amour conditionnel

le cerveau enregistre cela comme « l’amour normal ».

Plus tard, à l’âge adulte,
quand il retrouve quelqu’un qui provoque les mêmes sensations,
il se dit inconsciemment :
👉 « Je connais ça. Donc je suis en terrain familier. »

Même si ce terrain fait mal.


Pourquoi les personnes saines paraissent “ennuyeuses” ?

Une relation saine, c’est :

  • de la stabilité
  • du respect
  • de la cohérence
  • de la sécurité émotionnelle

Pour un cerveau habitué au chaos,
c’est comme passer d’un film d’action à un documentaire silencieux.

Il ne se sent pas stimulé.
Il se sent perdu.

C’est pour ça que certaines personnes disent :

« Il est gentil, mais je ne ressens rien… »

En réalité, ce qu’elles ne ressentent pas,
c’est le stress auquel elles ont associé l’amour.


Intensité n’est pas amour

Beaucoup confondent :

  • intensité avec amour
  • manque avec attachement
  • stress avec passion

C’est comme confondre le feu avec la chaleur d’un foyer.
Le feu brûle fort, mais il détruit.
Un foyer réchauffe doucement, mais il dure.

Quand tu as grandi dans l’instabilité,
le calme peut sembler vide,
alors qu’en réalité, il est simplement nouveau.


Tu choisis avec tes blessures, pas avec ton cœur

On aime croire qu’on choisit avec le cœur.
Mais bien souvent, on choisit avec :

  • nos peurs
  • nos manques
  • nos blessures non guéries

Une blessure agit comme un aimant invisible.
Elle attire ce qui lui ressemble.

Ce n’est pas une faute.
C’est un mécanisme automatique.


Le vrai travail : reprogrammer le cerveau

Guérir, ce n’est pas “trouver la bonne personne” en premier.
C’est changer ce que ton cerveau considère comme normal.

Comme réapprendre à marcher sur une nouvelle route :

  • au début, c’est inconfortable
  • ça semble étrange
  • parfois, tu veux revenir en arrière

Mais avec le temps,
le calme devient familier,
le respect devient attirant,
et la sécurité devient désirable.


La prise de conscience essentielle

On dit souvent :

« Tu attires ce que tu veux. »

Mais la vérité est plus profonde :

Tu attires ce que tu penses mériter.

Et ça, ça se transforme.
Avec de la compréhension, du temps, et de la bienveillance envers soi-même.

Parce que ce n’est pas ton cœur qui est cassé.
C’est simplement ton cerveau qui apprend encore.